Infrastructure et Environnement
L'assainissement de l’environnement à
Goose Bay
La 5e Escadre Goose Bay, construite dans les années 1940 par le Canada et l’United States Air Force, a été utilisée comme point d’escale pour les avions en route vers l’Angleterre pendant la guerre froide.
Au point culminant des opérations dans les années 1950 et 1960, plus de 300 millions de litres de carburants différents, acheminés par bateau, étaient entreposés dans des parcs de réservoirs à l’Escadre qui étaient liés par 160 km de pipelines.
En 1987, la 5e Escadre Goose Bay devient une base des Forces canadiennes et, jusqu’à ce jour, soutient des opérations de vol multinationales.
En raison de l’emplacement éloigné de l’Escadre et du fait que les normes environnementales à l’époque étaient différentes de celles que l’on considère acceptables aujourd’hui, la plupart des matières produites dans le cadre des opérations quotidiennes de l’Escadre ont été éliminées sur les lieux jusque dans les années 1990.
La majorité de la contamination environnementale à l’Escadre peut être attribuée aux pratiques anciennes d’entreposage et de manutention des carburants et d’autres contaminants. Photo de Weldon Roberts, 1965.
HAPPY-VALLEY GOOSE BAY (Terre-Neuve-et-Labrador) – L’honorable Peter MacKay, ministre de la Défense nationale et ministre de la Porte d’entrée de l’Atlantique, a annoncé un financement de 300 millions de dollars pour le Projet d’assainissement de la 5e Escadre Goose Bay.
Ce financement démontre l’engagement du gouvernement à l’assainissement de l’environnement et à la création de possibilités économiques locales.
De gauche à droite : Craig Wells, gestionnaire par intérim du projet d’assainissement de Goose Bay, le ministre MacKay, le Lieutenant-colonel Brian Bowerman, commandant d’escadre de la 5e Escadre Goose Bay.
Le MDN gère des sites contaminés soupçonnés et confirmés à la 5e Escadre à l’aide du Projet d’assainissement de Goose Bay afin de réduire ou d’éliminer les risques potentiels causés par la contamination.
Plus de 100 sites contaminés (regroupés en 10 sous-projets plus vastes) de diverses tailles ont été cernés dans l’ensemble de l’Escadre.
Parmi les sites importants, mentionnons l'Escarpement-Nord, le parc de réservoirs supérieur, le parc de réservoirs inférieur, le parc de réservoirs supplémentaire, l’ancienne zone d’avitaillement, l’entrée principale/chemin de la rivière Hamilton et les dépotoirs et eaux stagnantes de l’escarpement Sud.
La contamination souterraine au carburant a été relevée au site de l’entrée principale de l’Escadre. On soupçonne qu’un clapet fissuré relié au système de pipelines souterrain est la source de la contamination.
Pour le projet, on a recours à l’extraction multiphase des vapeurs, communément appelé bioaspiration, pour récupérer le carburant de la sous-surface.
Une pompe à vide aspire le carburant situé à 50 pieds sous terre dans des puits d’extraction, comme boire de l’eau avec une paille.
Le système est très efficace pour extraire le carburant—plus de 150 000 litres de carburant ont été récupérés jusqu’à ce jour.
Le parc de réservoirs supérieur, construit entre 1951 et 1967, est composé de cinq réservoirs de carburant de surface (semblable à celui qui est représenté) affichant une capacité de 57 millions de litres de carburant.
Le site du parc de réservoirs supérieur fait l’objet d’un assainissement depuis les années 1990 lorsque l’on a découvert que le site était contaminé par 5 millions de litres de carburant.
On croit que la contamination est le résultat de fuites historiques du pipeline souterrain ou de pratiques d’entretien dans les années 1960/1970.
La stratégie d’assainissement adoptée à ce site s’est avérée efficace pour extraire le carburant—approximativement 4 millions de litres ont été récupérés jusqu’à ce jour.
Les eaux stagnantes de l’escarpement Sud risquaient de faire l’objet d’une contamination continue puisque les carburants et autres contaminants souterrains se déplaçaient de l’escarpement du parc de réservoirs supérieur.
Une tranchée a été construite pour former une barrière protectrice de 750 mètres, composée de pipelines couverts de grands sacs de sable, qui arrête la contamination souterraine avant qu’elle n’entre dans les eaux stagnantes.
Essentiellement, l’eau est filtrée par le pipeline et les contaminants d’hydrocarbures demeurent coincés.
Les résultats jusqu’à maintenant démontrent que la tranchée réduit efficacement la quantité de carburant et d’autres contaminants qui pénètre dans les eaux stagnantes.
Non seulement le Projet d’assainissement de Goose Bay se traduira par un environnement plus sain, mais il créera également des possibilités économiques importantes pour la région dès maintenant et dans l’avenir à mesure que le projet se met en branle.
Par exemple, dans le cadre du financement de 300 millions de dollars, un contrat de 4,5 millions de dollars a été accordé à AMEC, une entreprise de services environnementaux qui a un bureau à Happy-Valley Goose Bay et compte quatre employés à temps plein qui offriront des services de consultation au MDN. Le projet doit être terminé d’ici 2020.






