Official CF CrestRapport de la CommissionDnet Menu
home button insertrechercheaideEnglishCommentaires

LE RÉGIMENT AÉROPORTÉ DU CANADA

Le Régiment aéroporté du Canada tire ses origines de deux unités de combat, les 1er et 2e Bataillons canadiens de parachutistes. Le ministre de la Défense a approuvé la création du 1er Bataillon canadien de parachutistes en juillet 1942, principalement en raison de l'efficacité des unités aéroportées plus tôt durant la guerre. Le bataillon a servi sous commandement britannique avec la 6e Division aéroportée britannique et a pris part au débarquement du jour J, durant lequel ses membres ont été parachutés derrière les lignes afin d'attaquer les positions ennemies et de renforcer les zones prises. Il a également participé à la bataille des Ardennes, il a traversé le Rhin et, le 2 mai 1945, il est devenu la première unité alliée à faire la jonction avec l'armée russe en territoire allemand, à Wismar. Après la victoire en Europe, le bataillon est rentre au Canada et a été démantelé au moment où la guerre dans le Pacifique tirait à sa fin1.

Le 2e Bataillon canadien de parachutistes, formé le 10 juillet 1943 (et rebaptisé le 1er Bataillon canadien d'opérations spéciales en 1943), a constitué avec un bataillon américain de parachutistes la Première Force d'opérations spéciales. Connue sous le nom de Brigade du diable, elle avait ceci de particulier que les membres des deux pays n'étaient pas répartis en unités ou sous-unités distinctes. La Première Force d'opérations spéciales a servi en Italie, et ses membres ont été les premiers soldats des forces alliées à entrer dans Rome en juin 1944. La Force a été démembrée en décembre 1944, et le bataillon canadien a été démantelé après la guerre2.

Durant une brève période après la guerre, l'armée n'a eu aucune unité de parachutistes. Puis, en 1946, elle a réactivé ses compétences dans ce domaine par la formation d'une compagnie canadienne d'opérations spéciales aéroportées (SAS). En 1948, un groupe-brigade aéroporté était créé. Appelé Force de frappe mobile, il avait pour mission d'assurer la défense du Canada, particulièrement dans le Nord. Il était constitué entre autres de bataillons du Royal Canadian Regiment, du Princess Patricia's Canadian Light Infantry et du Royal 22e Régiment. En 1958, la Force de frappe mobile a vu sa taille réduite à celle d'un groupe-compagnie d'infanterie composé de membres provenant de chacun des régiments d'infanterie et a été rebaptisée Force de défense du Canada3.

CRÉATION DU RÉGIMENT AÉROPORTÉ DU CANADA

En 1966, le chef d'état-major de la Défense, le général J.V Allard, a jeté les bases d'une capacité aéroportée qui prendrait la forme d'une unité spécialisée radicalement différente4. C'est de cette initiative qu'est né le Régiment aéroporté du Canada (RAC) le 8 avril 1968. Installé à la BFC Edmonton, le régiment était principalement chargé de défendre le Canada contre des incursions ennemies de faible envergure dans le Nord, de fournir rapidement des effectifs pour donner suite aux demandes des Nations Unies en vue d'opérations de paix, et d'exécuter des opérations en situation de conflit limité ou généralisé dans le cadre d'une force alliée plus vaste, en particulier pour différentes missions de type « opérations spéciales » comme des opérations d'éclaireurs, des patrouilles de reconnaissance en profondeur et des opérations en hiver. Le régiment devait également mener des opérations intérieures à la demande des autorités civiles5.

Le RAC était une unité des Forces canadiennes au sein de la Force mobile. En règle générale, il comptait environ 900 membres de tous grades, avec un quartier général de régiment et six unités: le quartier général et escadron de transmissions du Régiment aéroporté, qui assurait les fonctions normales liées au quartier général et aux communications; deux commandos d'infanterie - le 1er Commando aéroporté (1er Cdo) et le 2e Commando aéroporté (2e Cdo); la 1re Batterie aéroportée, qui fournissait l'artillerie de campagne; le 1er Escadron du génie aéroporté, assurant l'appui au combat; et la 1re Compagnie des services aéroportés, chargée des services de soutien. Le soutien de deuxième et de troisième ligne était assuré par la 1re Unité de soutien en campagne (1 FSSU) unité spéciale qui, sans faire partie du régiment, avait été créée pour lui apporter du soutien. Les services de soutien ont été totalement intégrés au RAC en 1975 par la fusion de la 1 FSSU et de la 1re ompagnie de services aéroportés, qui ont formé la 1re Unité de soutien aéroportée6. Le commandant du régiment, qui avait le grade de colonel, exerçait les pouvoirs d'un commandant de formation7. L'une des deux unités d'infanterie du Régiment aéroporté (le 1er Commando) était francophone. Cette unité a fini par être entièrement dotée de volontaires provenant du Royal 22e Régiment et a déménagé de Valcartier à Edmonton en 1970.

DÉMÉNAGEMENT À LA BFC PETAWAWA

En 1976, le chef d'état-major de la Défense, le général Jacques Dextraze, a jugé que les forces terrestres canadiennes, qui comportaient un groupement de combat et un régiment aéroporté dans l'Ouest, un petit groupement de combat au centre du Canada, un groupement de combat au Québec et un bataillon indépendant dans les Maritimes, étaient déployées de façon déséquilibrée. Son plan prévoyait un groupe-brigade dans l'Ouest, un groupe-brigade dans l'Est et un groupement de combat régimentaire à réaction rapide dans le Centre. Ce projet a donné lieu à la création d'un groupement de combat à réaction rapide dans le centre du Canada, une force aéroportée/aérotransportable combinant les unités du RAC avec celles du 2e Groupement de combat à Petawawa8.

En 1977, le RAC est donc devenu une composante de la nouvelle Force d'opérations spéciales (FOS), commandement de la taille d'une brigade comptant 3 500 membres, créé en vue de fournir une petite force polyvalente extrêmement mobile pouvant s'insérer rapidement dans n'importe quel théâtre d'opérations sur la scène nationale ou internationale9. Le régiment a déménagé d'Edmonton à Petawawa; ses effectifs ont alors été réduits et il a perdu ses artilleurs et ses sapeurs. Il a également perdu son unité de soutien en campagne; le soutien logistique proviendrait dorénavant du bataillon des services de la FOS. Au sein du RAC proprement dit, la Compagnie des services aéroportés a été rétablie afin d'assurer le soutien logistique immédiat de première ligne.

En 1979, le 3e Commando a été constitué sous la forme d'une nouvelle unité aéroportée disposant d'un maximum de 750 membres de tous grades répartis en trois commandos de la taille d'une compagnie10. Les trois commandos d'infanterie étaient désormais rattachés à trois régiments le Royal 22e Régiment pour le 1er Cdo, le Princess Patricia's Canadian Light Infantry pour le 2e Cdo, et le Royal Canadian Regiment pour le 3e Cdo.

Le déménagement à Petawawa a allongé la chaîne de commandement du régiment, puisque l'unité appartenait à la Force d'opérations spéciales, ce qui l'éloignait d'un échelon du commandant supérieur de l'armée. En revanche, ce déménagement permettait de superviser plus étroitement le RAC, car celui-ci relevait désormais du commandant de brigade. De plus, la réorganisation a eu pour effet de diluer le caractère particulier du RAC au sein de l'armée, étant donné qu'il partageait désormais sa spécificité avec le reste de la nouvelle formation d'appartenance, la FOS. Par la suite, en raison de l'instauration du système de commandement de secteur, le quartier général du Commandement de la Force mobile et la FOS ont été séparés par un autre échelon, le Secteur du Centre de la Force terrestre. Par conséquent, une unité qui, au moment de sa création en 1968, avait été conçue pour relever directement du commandant de l'armée et, par son entremise, du chef d'état-major de la Défense, s'est retrouvée dans la chaîne de commandement « normale », apparemment sans que son mandat opérationnel ou le concept de ses opérations en soient modifiés.

OPÉRATIONS DU RAC

Les années 70

Le régiment a été déployé dans le cadre d'opérations à trois occasions dans les années 70, deux fois pour des questions de sécurité interne et une fois pour une mission de maintien de la paix, mais aucun de ces cas ne nécessitait la présence de parachutistes. En 1970, en réponse à la Crise d'octobre, le régiment a été aérotransporté à Montréal, où il a été divisé en équipes d'intervention rapide afin d'aider la police dans des descentes et des opérations de ratissage, de bouclage et de fouille.

En 1974, année qui devait marquer un tournant dans son histoire, le RAC a été affecté à sa première mission de maintien de la paix. En mars 1974, environ la moitié du régiment a été déployée à Chypre afin de respecter l'engagement du Canada d'y envoyer un bataillon de 450 membres. En juillet, toutefois, un coup d'État fomenté par la garde nationale chypriote grecque renversait le régime de l'archevêque Makarios, et l'armée turque réagissait en envahissant l'île. Les membres du RAC affectés à Chypre étaient présents au moment du coup d'État et se sont donc retrouvés au beau milieu d'une guerre ouverte. La deuxième moitié du régiment a été déployée après l'invasion turque. Les forces des Nations Unies, principalement les Canadiens avec l'appui des Britanniques, ont pris position à l'aéroport international de Nicosie pour empêcher les deux parties d'y avoir accès et prévenir l'escalade du conflit. Leur rôle principal consistait à effectuer des patrouilles, à faire rapport de la situation et à tenter de maintenir l'ordre sans prendre parti. Le RAC a accompli ces tâches avec une aide considérable de la part des forces britanniques à Chypre11, et il s'est donc montré efficace dans des opérations de rétablissement de la paix. À la fin de la mission, plus de 30 hommes avaient été blessés et deux tués12.

En 1976, le RAC a contribué au succès des mesures de sécurité prises lors des Jeux olympiques de Montréal, mesures destinées à prévenir une situation analogue à l'attaque terroriste lancée contre des athlètes israéliens durant les Jeux olympiques de Munich en 1972.

Ainsi, pendant cette période, le RAC a fait preuve d'efficacité tant au cours d'opérations que dans le cadre d'exercices. Néanmoins, comme le conclut un auteur: « Les soldats qui ne font pas partie du Régiment aéroporté pourraient dire, à juste titre d'ailleurs, que le régiment n'a rien fait au cours de ses trois opérations qu'un bataillon d'infanterie canadien n'aurait pas pu faire tout aussi bien13 ». Un ancien commandant du RAC, le lgén (retraité) K. Foster, a confirmé cette affirmation dans son témoignage devant la Commission14.

Les années 80

Durant la mission de maintien de la paix à Chypre, le Régiment aéroporté du Canada a effectué deux relèves, l'une en 1981 et l'autre en 1986-1987, respectivement à titre de 35e Contingent canadien, du 19 mars au 30septembre 1981, et de 47e Contingent canadien, du 1er septembre 1986 au 9 mars 1987.

Les années 90, avant le déploiement en Somalie

Le 18 juillet 1991, la secrétaire d'État aux Affaires extérieures, l'honorable Barbara McDougall, et le ministre de la Défense nationale, l'honorable Marcel Masse, ont annoncé que le Canada prendrait part à la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental. L'ONU avait pour mandat d'établir les conditions propres à un référendum sur l'avenir du Sahara occidental en déterminant et en inscrivant les personnes habilitées à voter de même qu'en supervisant le rapatriement des réfugiés et des non-résidents avant la tenue du vote.

Les 740 soldats affectés par le Canada venaient du Régiment aéroporté. Il s'agissait du contingent le plus nombreux parmi les 1700 militaires, 900 civils et 300 policiers civils fournis par 36 pays. L'opération canadienne a été baptisée opération « Python ». Son but consistait à surveiller le cessez-le-feu et à s'assurer que les guérilleros du Frente Polisano et l'armée marocaine acceptent les réductions de troupes et les échanges de prisonniers de guerre.

En raison de désaccords quant à savoir qui était habilité à voter, le référendum a été remis à une date indéterminée. Le 19 février 1992, la FOS a reçu l'ordre d'annuler l'opération « Python » du Régiment aéroporté du Canada et de redonner à ce dernier le statut de force canadienne de réserve de l'ONU ayant la capacité de se déployer dans un délai de 30 jours. Le 21 février 1992, le commandant de la FOS a donné l'ordre de faire relâche.15

La réorganisation en 1992

En 1991-1992, le régiment a été réduit d'environ 150 personnes, et ses cinq unités (les trois commandos aéroportés, le Commando aéroporté de service, chargé du soutien au combat, et le quartier général et escadron de transmissions, responsable du commandement et du contrôle) ont été fusionnées en une seule. Les trois commandos sont demeurés des sous-unités, mais les services et le soutien autrefois assurés par l'escadron de transmissions et te commando de service l'étaient dorénavant par les nouveaux pelotons mis sur pied au sein du régiment.

Le colonel Holmes, commandant du RAC au moment de la réorganisation, a résumé l'effet de ces changements dans son témoignage devant la Commission. Avant la réorganisation, le RAC constituait en fait une petite brigade: les chefs de ses cinq unités étaient des commandants; le régiment disposait d'un état-major comparable à celui d'une brigade, et il avait été conçu pour être augmenté de sorte qu'en période de tension, il puisse devenir au besoin une organisation de la taille d'une brigade. Après la réorganisation, le RAC n'avait plus cette souplesse; le soutien et les services qui permettaient son expansion n'existaient plus. A cet égard, le régiment ressemblait aux autres bataillons d'infanterie de ligne de l'armée; il ne pouvait fonctionner de manière indépendante et devait relever d'un quartier général de brigade sur les plans du commandement et du contrôle; en outre, il devait compter sur d'autres unités de la brigade pour obtenir l'appui tactique et le soutien au combat16.

Lorsqu'il a reçu l'ordre d'avertissement relatif à l'opération « Cordon », le régiment n'avait pas encore terminé le passage à la nouvelle organisation : il était en voie de rendre les véhicules et le matériel excédentaires; des déménagements avaient été planifiés, mais pas encore effectués (on devait, par exemple, réinstaller le quartier général régimentaire au même endroit que les quartiers généraux des commandos); et les bâtiments n'avaient pas encore été rénovés en fonction de leurs nouveaux usages. De plus, il fallait encore remanier les règlements, les ordonnances et les instructions du régiment, selon le plan qui existait déjà à cet effet.

Toutefois, un changement important avait déjà eu lieu. Le RAC étant passé du statut de brigade à celui de bataillon, on avait réduit les grades exigés pour le commandant du régiment et de ses sous-unités. A titre d'organisation de la taille d'un bataillon ne possédant pas la capacité de mener des opérations indépendantes, le régiment pouvait dès lors être commandé par un lieutenant-colonel (plutôt que par un colonel, comme c'était le cas auparavant). Cette modification a eu à son tour des répercussions sur les postes du RAC inférieurs à celui du commandant: les officiers qui dirigeaient les commandos ont vu leurs pouvoirs restreints en tant que commandants.

Au cours de la réorganisation, le RAC a conservé son rôle de force aéroportée/aérotransportable de déploiement rapide, rôle qu'il devait remplir principalement lors d'opérations visant à appuyer la sécurité nationale et le maintien de la paix internationale. Le régiment devait être prêt à intervenir dans diverses situations, dont certaines pratiquement sans aucun préavis et d'autres dans un délai de 48, 72 ou 96 heures. Parallèlement, des discussions avaient cours au sein de la chaîne de commandement de l'armée concernant la mission et les tâches qui convenaient au RAC et à ses éléments affiliés d'appui tactique et de soutien au combat.

La nouvelle mission proposée à l'égard du RAC, et désignée comme étant son « concept d'emploi », a fait l'objet de plusieurs ébauches entre avril et novembre 199217. Les personnes qui ont formulé des commentaires sur les ébauches ont notamment décelé un écart considérable entre les tâches envisagées pour le RAC et ses capacités réelles à la suite de la réorganisation; elles ont constaté qu'il faudrait accroître sensiblement le matériel et le personnel pour que le RAC soit en mesure de remplir la mission énoncée dans le concept d'emploi. Dans le document définitif, approuvé en novembre 1992, on reconnaissait les préoccupations relatives aux limites imposées par la réduction du régiment, mais on affirmait que le RAC serait organisé, doté, formé et équipé en vue d'entreprendre les tâches requises dans un large éventail de conflits. Avant le déploiement du régiment en Somalie, des officiers supérieurs du Commandement de la Force terrestre avaient donc admis que le RAC ne possédait ni la structure, ni le personnel et l'équipement nécessaires pour respecter en tous points le concept d'emploi approuvé à son égard.


NOTES

  1. John A. Willes, Out of the Clouds: The History of the I st Canadian Parachute Battalion, édition commémorative pour le 50e anniversaire, Port Perry( Ont.), Port Perry Printing Ltd., 1995, p. 9; Ducimus: The Regiments of the Canadian Infantry, compilation du maj Michael Mitchell, CD, Directeur - Infanterie, Quartier général de la Force mobile, p. 34-35; et 1er Bataillon canadien de parachutistes, 50e anniversaire, retrouvailles nationales, Toronto, Canada (3.7 juin 1992).
  2. Ducimus : The Regiments of the Canadian Infantry, p. 35.
  3. Témoignage à une audience sur les politiques, mgén (retraité) Pitts, vol. 4P, p. 615P.
  4. Lcol P.G. Kenward, «The Way We Were: Canadian Airbome Regiment, 1968-95 », Petawawa (Ontano), 1995.
  5. Maj Louis Grimshaw, CD, PPCLI, "Ex Coelis". The Badges and Insignia of the Canadian Airborne Forces, 1981, p. 33.
  6. "Ex Coelis", p. 33.
  7. Ordonnances d'organisation des Forces canadiennes (OOFC) 3.11 (25 avril 1968), p.3
  8. Voir la déclaration du chef d'état-major de la Défense, à la presse (7 décembre 1976), versée aux dossiers de la Direction du service historique, Ministère de la Défense nationale.
  9. Canadian Airborne Insignia: I 942-Present, 1re édition, Arlington (Virginia), C&D Enterprises, 1994, p. 42-43.
  10. Témoignage, mgén (retraité) H. Pitts, Transcriptions vol. 4P, p. 618P.
  11. Un ex-officier du Régiment aéroporté a décrit en ces termes l'opération menée à Chypre:

    L'opération s'est bien déroulée malgré de nombreux problèmes. Le Régiment aéroporté du Canada, qui, fondamentalement, n'était pas adapté à la tâche, a constitué une force pour le service courant à Chypre et, lorsque la guerre a éclaté dans l'île, les troupes ont été renforcées par le reste du régiment venu du Canada. Cela a donné une force cohérente, extrêmement bien entraînée, dont les membres avaient l'habitude de travailler ensemble. Tant avant qu'après l'arrivée des renforts, la force s'est bien acquittée de sa tâche. J'ose croire que c'est la présence des soldats endurcis de mon ancien régiment qui a permis de sauver la situation, par exemple lorsque les Turcs étaient sur le point de s'emparer de l'aéroport de Nicosie. Malheureusement, à vrai dire, sans des chars, de l'artillerie, des armes antichars et antiaériennes et des chasseurs à réaction modernes des forces britanniques, leur tâche aurait été impossible [...] L'intention était bel et bien là, mais il a fallu emprunter les gros canons.

    Nicholas Stethem, « My War with the Army », revue MacLean's, vol. 88, nn 3 (mars 1975), p. 60.

    Pour d'autres descriptions des opérations du Régiment aéroporté dans les années 70, alors qu'il était basé à Edmonton, voir David A. Charters, Ar'rned Forces and Political Purpose: Airborne Forces and the Canadian Army in the I 980s, Fredericton (N.-B.), Centre d'études sur les conflits, Université du Nouveau-Brunswick, 1984, p. 73; et Ducimus: The Regiments of the Canadian Infantry, p. 36

  12. David Bercuson, Significant Incident: Canada's Army, the Airbome, and the Murder in Sornaha, Toronto, McClelland and Stewart, 1996, p. 195.
  13. Charters, Armed Forces and Political Purpose, p. 73-74.
  14. Témoignage du lgén (retraité) Foster, Transcriptions, vol. 3, p. 440-441. Lorsqu'on lui a demandé Si, compte tenu des opérations auxquelles le Régiment aéroporté avait participé au fil des ans, d'autres régiments réguliers auraient pu faire aussi bien, le Igén (retraité) Foster a répondu que, de façon générale, il n'était pas en désaccord avec cette observation.
  15. « Sommaire de l'OP PYTHON », DND 039091, Livre de documentation no 120, onglet 3.
  16. Témoignage du colonel Holmes, vol. 4 (10 octobre 1995), p. 643-644.
  17. « Première ébauche, concept d'emploi du Régiment aéroporté du Canada » (7 mai 1992), Livre de documentation no 7, onglet 18; « Deuxième ébauche: Concept d'emploi du Régiment aéroporté du Canada » (12 mai 1992), Livre de documentation no 7' onglet 15; « concept d'emploi du Régiment aéroporté du Canada » (4 novembre 1992), Livre de documentation no 29, onglet 19.

PRÉCÉDENT | SUIVANT | PAGE D'ACCUEIL | TABLE DES MATIÈRES VOLUME 1

Recherche | Aide | English | Commentaires | Menu Principal D-NET

(C) Ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada 1997